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The Butcher Boy

Neil Jordan – 1997

1.

Lumière extrêmement douce venant du ciel et enrobant tout le décor. Regard dirigé vers l’avant, l’ouverture vers la rue d’où vient un contre jour produisant quelques brillances au sol. La teinte de l’image tire vers le gris (décor grisâtre et lumière neutre) avec cette petite touche de vert au centre (choix du costume, et les deux taches de gazon des deux côtés de l’allée).

2.

On retrouve ici le vert, cette fois ci grâce au papier peint. L’éclairage, venant de la gauche cadre, a ici une dominante plutôt chaude et éclaire la partie droite du cadre, laissant le mur de gauche dans l’ombre. Biddle prend bien soin d’inclure plusieurs lampes dans le champ pour dynamiser.

3.

Contraste de couleurs entre intérieur et extérieur : bleu pour la « nuit » contre jaune pour l’intérieur de la maison. Biddle sépare les deux espaces, renforce le jeu de « cadres dans le cadre » de la mise en scène par des éclairages variés dans les différentes parties : contre jour pour la pièce en enfilade, éclairage en douche venant de la droite pour la première pièce et latéral venant de la gauche pour l’extérieur. Opposition entre le côté chaleureux et douillet du foyer et la froideur et la dureté de l’extérieur, avec un sas de transition entre les deux.

4.

Dispositif assez proche de certains plans de 1492, avec l’éclairage en contre jour sur de la fumée mais sans aucun débouchage de face, laissant et le décor en avant plan et le visage des personnages dans le noir.

plan très graphique à visée esthétique, Biddle se retrouve plus libre d’expérimenter sur un projet nettement moins conventionnel comme celui ci et ne va pas hésiter à « casser » les conventions d’éclairage qu’il se voit obligé de respecter sur des films plus « mainstream ».

5.

On retrouve de nouveau ces dominantes de couleur verte et ocre/brun dans la végétation, la terre et même les costumes, beau travail de direction artistique en collaboration avec le chef opérateur. tournage par temps brumeux, certainement avec l’adjonction de fumée, éclairage très diffus, et image globalement sous exposée (assez peu de détails sur le sol, Biddle laisse juste voir les visages). Seul le héros bénéficie d’un débouchage du côté droit et « ressort » mieux de l’image.

6.

image sous exposée et avec très peu de contraste, tournée par temps très couvert et avec une dominante nettement bleutée. Les côtés de l’image sont plus sombre que son centre, mais difficile de savoir si cela a été obtenu grâce à un filtre dégradé ou plus vraisemblablement par une retouche numérique en post production.

7.

Lumière plus brute qu’à l’accoutumée avec source dans le champ pour justifier du contre jour assez dur, et lumière plus diffuse venant de la gauche cadre pour éclairer l’ensemble du plan. On note que Biddle utilise moins de fumée et laisse donc ses arrières plans plus sombres qu’à son habitude, de même qu’ici il laisse les rideaux des fenêtres fermés, se refusant une ouverture lumineuse dans le décor.

8.

Seul éclairage possible ici : un débouchage bleuté gauche cadre pour recréer l’ambiance matin sur la foule. Du reste Biddle choisit une pellicule très sensible (et un diaphragme très ouvert) pour pouvoir se permettre de tourner uniquement avec les bougies et jouer ainsi du contraste coloré entre les flammes et leur effet sur les visages d’un côté et la lumière bleue du jour qui se lève.

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