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La Porte Du Paradis (Heaven’s Gate)

Michael Cimino – 1980

Vilmos Zsigmond

14.

Direction de lumière principale venant de la fenêtre, reprise depuis l’intérieur sur les personnages de droite. Utilisation de fumée pour marquer cette lumière extérieure, renforcer les contrastes entre la luminosité de la gauche du cadre et l’opacité de la droite.

Vilmos Zsigmond

15.

Éclairage en contre-jour pour Kris Kristofferson à l’avant-plan, s’opposant à tous les autres éclairés de face (deux espaces lumineux). Il les domine, les toise. Les deux fenêtres surexposées attirant le regard sont placées dans le cadre au niveau de la tête de Kristofferson, dans un même alignement surplombant la ligne des notables.

Vilmos Zsigmond

16.

Superbe plan à effet, avec projecteur plongeant par les lucarnes, surexposées, en contraste avec un intérieur très sombre (sous-exposé), des rayons soulignés par la fumée, et le personnage qui s’y projette! Et si Zsigmond laisse l’arrière-plan dans l’ombre, il éclaire néanmoins l’avant-plan, créant une amorce avec la table de billard en bas et le luminaire en haut pour marquer la perspective.

Vilmos Zsigmond

17.

Raccord plus serré sur le bar, on garde l’entrée de lumière surexposée à droite cadre mais cette fois-ci les personnages de Kris Kristofferson et Jeff Bridges sont visibles, un débouchage est donc utilisé. Il est assez courant de « tricher » entre les plans larges et des plans plus rapprochés, le spectateur n’est pas choqué de voir ce type de raccord lumière, il est convenu que le plan serré sera plus éclairé au niveau des visages que le large qui permet plus d’audace, visuellement.

Vilmos Zsigmond

18.

La scène des patins à roulette se passe sous un grand chapiteau, aussi Zsigmond en profite-t-il pour utiliser la toile de tente comme un diffuseur et éclairer ainsi du haut avec une lumière très diffuse, très douce, lui permettant de garder un pourtour très lumineux, d’englober tout l’espace avec sa lumière et néanmoins de conserver des visages assez sombres, de créer du contraste.

Vilmos Zsigmond

19.

Éclairage diffus, avec filtre orangé, depuis l’intérieur, de face, pour bien voir les murs et donner une ambiance chaleureuse et tamisée, contrastant avec le contre-jour bleuté très ponctuel venant de l’extérieur. Cocon rassurant contre dureté et froideur.

Vilmos Zsigmond

20.

Clair-obscur orangé avec sources ponctuelles et latérales sur les visages de Huppert et Walken, symétriquement opposés. Présence de nombreuses petites sources dans le cadre pour justifier ces directions de lumière opposées et dynamiser l’image, donner de la texture au fond grâce à des petites touches de lumière, notamment sur les drapés.

Vilmos Zsigmond

21.

Source dans le champ également ici, dont l’effet est repris sur Walken mais bien sûr inversé par le miroir. Fort contre-jour avec fumée qui dévoile la structure du plafond en poutres, donne de la profondeur au reflet, agrandit l’espace en forçant la perspective.

Vilmos Zsigmond

22.

Plan tourné à la tombée de la nuit (le ciel n’est pas encore tout à fait noir). Toutes les fenêtres de la maison sont éclairées en jaune, pour bien marquer le contraste avec l’extérieur. Teinte et direction d’ailleurs reprises sur le personnage de Walken (lumière jaune venant de la droite). Zsigmond créé également un rai de lumière jaune sur le champ en fond d’image pour donner du relief, comme provenant d’une fenêtre du rez-de-chaussée de la face cachée de l’habitation.

Vilmos Zsigmond

23.

De nouveau rais de lumières très dessinés venant de l’extérieur, et très surexposés. Zsigmond n’hésite pas à aller assez loin dans la surexposition, mais garde ici un niveau d’ambiance lumineuse suffisamment élevé dans la maison pour bien voir les visages, il ne sous-expose pas ses zones d »ombres qui sont donc tout à fait lisibles (fort débouchage).

Vilmos Zsigmond

24.

Et une nouvelle fois le dispositif lumière dans le cadre justifiant le contre-jour, et éclairage de face pour le visage, plus sombre. Le décor autour est également éclairé pour le faire exister, n’étant pour une fois pas laissé dans l’ombre complète.

Vilmos Zsigmond

25.

Plan exposé pour l’extérieur qui n’est pas surexposé, un projecteur éclaire Walken depuis dehors, reprenant l’effet du soleil (souligné par la fumée). Intérieur sombre mais néanmoins éclairé, visible. Image fortement contrastée (personnage quasiment surexposé, et lui seul. Environnement sombre pour le mettre en avant). Présence du feu à l’image pour dynamiser et avoir un point d’ancrage pour le regard dans la zone sombre.

PRÉCÉDENT (Première partie)

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