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La Drôlesse

Jacques Doillon – 1979

 1.

Direction principale de lumière venant de la droite et du haut, Rousselot reprenant ainsi l’effet de la fenêtre grâce à une lumière très directionnelle et surexposée (en particulier sur la manche) pour créer du relief. Débouchage très diffusé mais assez fort dans l’axe caméra pour le visage et le décor. Rousselot s’appuie ici sur la lumière existante dans ce décor naturel.

Philippe Rousselot

1.

2.

Plan tourné à la tombée du jour, entre chien et loup. Dominante bleutée pour la lumière naturelle extérieure, permettant ainsi de contraster avec la lumière jaunâtre sortant de la fenêtre à droite permettant de suggérer une présence au rez-de-chaussée (important narrativement puisque le personnage accède au grenier en cachette).

Philippe Rousselot

2.

3.

Direction principale venant de la droite, lumière très diffuse et blanche donnant du relief aux visages. Débouchage tout aussi diffus venant de la gauche cadre, perceptible notamment sur l’épaule gauche de Madeleine Desdevises. Le décor en fond est très peu éclairé, l’attention est focalisée ainsi sur les deux personnages.

Philippe Rousselot

3.

4.

Lumière très diffuse, de face (quasiment dans l’axe caméra, venant légèrement de la gauche comme l’atteste l’ombre très floue de Madeleine Desdevises droite cadre), a priori source unique englobant tout le plan. Lumière blanche, la couleur dans ce film (majoritairement le vert) provient principalement des costumes et du décor, Rousselot évite de teinter ses lumières.

Philippe Rousselot

4.

5.

Idem, direction de lumière principale très diffuse venant de la gauche cadre produisant un joli dégradé sur le visage, avec léger débouchage venant de la gauche pour rendre les ombres moins denses sur le visage.

Philippe Rousselot

5.

6.

Superbe plan, avec un contraste très fort. Direction principale venant de la droite cadre, en léger contre-jour, avec un débouchage en face pour « décoller » un peu le visage et surtout éclairer l’horloge (lumière très diffuse ne produisant pas d’ombre). La partie gauche du cadre est laissée complètement dans l’ombre, l’espace est très resserré autour de la comédienne et de l’accessoire.

Philippe Rousselot

6.

7.

Plan très audacieux, car complètement sous-exposé, tout juste éclairé en contre-jour presque latéral, venant de la droite de manière très diffuse, pour délimiter les contours du visage et permettre au spectateur de distinguer la joue, le nez et l’épaule. Le reste de l’image est plongé dans le noir total.

Philippe Rousselot

7.

8.

Une nouvelle fois, une direction principale (gauche cadre) avec un fort débouchage (droite cadre) le tout très diffusé pour enrober le visage, maîtriser le contraste sans pour autant créer d’ombre marquée. Le fond est également éclairé de manière diffuse mais sous-exposé pour être juste perceptible et créer du relief.

Philippe Rousselot

8.

9.

Bel équilibrage des lumières entre intérieur et lumière du jour à l’extérieur, pas de dominante colorée. Les personnages sont éclairés chacun par une lumière principale opposées l’une à l’autre (Madeleine Desdevises par la droite avec un débouchage à gauche, Claude Hébert par la gauche avec débouchage à droite) les mettant ainsi en opposition, placé et éclairés de manière symétrique dans le cadre, de part et d’autre de l’ouverture sur l’extérieur.

Philippe Rousselot

9.

10.

Contrairement au plan précédant, Rousselot « joue » la fenêtre ici en reprenant l’effet contre-jour provenant du dehors, assez bleuté, en symétrique sur les personnages. Débouchage à dominante jaune venant de la gauche pour éclairer la partie face caméra des acteurs et contraster avec le bleu extérieur.

Philippe Rousselot

10.

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