Mots-clefs

, , , , , , , ,


Diva

Jean-Jacques Beineix – 1983

César de la meilleure photographie

1.

Découpage net des personnages sur fond noir grâce à une lumière latérale légèrement en contre-jour. Aucune lumière sur la partie gauche, les personnages sont fondus dans le noir, seule l’arrête de leur visage se détache donc.

Philippe Rousselot

1.

2.

Traitement différent de la lumière entre le décor et le personnage. Décor plongé dans l’ombre, ressortant par petites touches (rai de lumière latéral rasant venant de la gauche pour la partie en haut à gauche par exemple, faisant ressortir le relief des statues) alors que Richard Bohringer est très fortement éclairé de gauche cadre mais aussi de droite cadre, en débouchage, dans les deux cas de sources diffuses. Il ressort donc bien de cet ensemble très sombre, l’attention est totalement focalisée sur lui.

Philippe Rousselot

2.

3.

Dominante jaune très prononcée, avec cette découverte surexposée en fond (décor vraisemblablement de studio) formant un à-plat jaune, et effet repris à l’intérieur en éclairage de face, très diffusé et enrobant toute la pièce, à dominante jaune également (Pas de lumière blanche pour créer le contraste coloré ici).

Philippe Rousselot

3.

4.

Éclairage « à effet » qui a fait la réputation de Rousselot, avec ses dominantes très prononcées (ici le bleu) et couleurs très vive. Direction principale en contre-jour pour sculpter les corps reprenant l’effet de la fenêtre (extérieur très bleuté également). Léger débouchage sur le personnage masculin en face, avec une dominante plus chaude pour créer du contraste coloré.

Philippe Rousselot

4.

5.

Contre-jour extrêmement bleuté venant de la droite, assez fort et ne révélant que le contour du visage, la moitié gauche du cadre étant plongée dans le noir. Les deux autres personnages flous en arrière-plan sont éclairés de la gauche en orangé et en bleu par la droite pour créer un contraste coloré très fort.

Philippe Rousselot

5.

6.

La couleur importante ici reste le bleu mais passe cette fois-ci par les éléments de décor (rideaux et drap bleus) la lumière, même si elle est à dominante de couleur froide, est plus neutre que sur le plan 5, reprenant l’effet de l’entrée de lumière par la fenêtre, lumière très diffuse en contre-jour sculptant le relief du drap, révélant sa texture.

Philippe Rousselot

6.

7.

Lumière très blanche, neutre, et très diffusée venant de la droite cadre, avec débouchage de la gauche pour le personnage en fond. Rappel du bleu via les éléments de décor selon la même méthode que vue en plan 6 (importance de la collaboration avec le chef décorateur).

Philippe Rousselot

7.

8.

Éclairage en plusieurs couches pour délimiter les centres d’intérêt : personnage flou à l’avant-plan éclairé en contre-jour bleuté par la droite pour bien le détacher du fond, le sol à ses pieds est également éclairé ainsi, reprenant l’effet d’éclairage du lampadaire au centre de l’image.

La voiture au second plan est éclairée également en contre-jour pour la détourer et une lumière jaune très forte est placée à l’intérieur de la voiture pour mettre en évidence les deux personnages, de par la puissance de la lumière et le contraste coloré avec tout le reste de l’image plutôt à dominante bleue.

Le fond est éclairé par la droite, de derrière la barrière, avec une source ponctuelle (ombres nettes des barreaux sur la maison et ombre projetée de la cheminée sur le mur du fond).

Philippe Rousselot

8.

9.

Rousselot utilise ici les sources visibles à l’image, les tubes fluos qui créent cette lumière très diffuse et étalée englobant tout le décor. Il n’a de toute façon que très peu de marge puisque toute la profondeur de l’image est visible dans le champ, y compris le plafond et ne peut donc placer aucune source de ce côté-là. Il va donc très judicieusement inclure les sources d’éclairage au plan.

Philippe Rousselot

9.

10.

Contraste coloré entre la lumière bleue venant de la gauche, et celle très orangée venant de la droite en contre-jour et reprenant la colorimétrie du lustre pour en recréer l’effet sur Dominique Pinon.

Philippe Rousselot

10.

Publicités