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La Lune Dans Le Caniveau

Jean-Jacques Beineix – 1983

10.

Plan encore une fois très baroque, avec déluge de couleurs toutes mêlées grâce à la fumée, dégradé allant du rouge au bleu en passant par le jaune, se reflétant dans la mare en avant plan. Petite tache verte sur le monticule près duquel passe la voiture dont seuls nous sont visibles les phares jaune pétant. Tout le reste est noir, le contraste est très fort et le décor est uniquement dessiné en silhouette sur cet arc-en-ciel de fumée. Extrêmement original et audacieux.

Philippe Rousselot

10.

11.

Contre-jour rouge venant de la gauche en transition avec un autre complètement bleu/cyan pour la partie droite. Lumière totalement outrancière et une nouvelle fois onirique, poétique. Ou quand la lumière cherche avant tout à produire un ressenti esthétique chez son spectateur, à modeler l’image en faisant fi de la représentation réaliste.

Philippe Rousselot

11.

12.

Mélange de couleur ici aussi, sur le contre-jour très délimité englobant Kinski et Depardieu, les réunissant au sein d’un même dispositif. Le personnage assis en fond est quant à lui éclairé en face par une source plutôt jaune. À noter les deux petites taches de lumières jaune, l’une à gauche, très resserrée sur ce qui semble être un pied de lampe, l’autre à droite sur les livres et bibelots d’une étagère.

Philippe Rousselot

12.

13.

Lumière très diffuse, mais directionnelle (dans l’axe caméra et en hauteur) et très focalisée sur le centre de l’image (les murs autour sont dans le noir) et uniquement jaune. Il n’y a vraisemblablement qu’un seul projecteur pour ce plan, focalisant l’attention autour de Depardieu et la valise.

Philippe Rousselot

13.

14.

Deux grandes trainées de lumière jaune découpant l’espace en deux (un faisceau pour Dominique Pinon, un autre pour Depardieu), et venant de la droite. Sources ponctuelles et lumière surexposée contrastant avec le noir dense du fond droite cadre. Perspective forcée par la courte focale et la diagonale de la lumière.

Philippe Rousselot

14.

15.

Plan iconographique, découpant la silhouette éclairée en contre-jour sur un fond très lumineux, devant un avant plan sous-exposé. Rai de lumière venant de la droite, très rasant pour donner du relief aux plans de banane et aux ondulations de la tôle, jeu de cadre dans le cadre avec la porte et ensemble baigné de bleu/cyan. Contraste très fort visant à faire ressortir la silhouette menaçante.

Philippe Rousselot

15.

16.

Rousselot joue ici l’entrée de lumière de la fenêtre (lumière bleutée) en la reprenant en contre-jour surexposé sur Dominique Pinon pour le faire ressortir dans le décor sombre, et éclaire son visage avec une lumière plus chaude tendant sur le magenta. Contraste assez fort aussi, comme dans le plan précédant.

Philippe Rousselot

16.

17.

Depardieu est silhouetté sur l’ouverture claire à dominante vert/cyan entourée d’un à-plat complètement dense, et détouré grâce à un contre-jour jaune assez fort. Un projecteur très focalisé fait ressortir son regard sans trop éclairer le reste de son visage, en soulignant ainsi l’intensité.

Philippe Rousselot

17.

PRÉCÉDENT (Première partie)

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