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Thérèse

Alain Cavalier – 1986

César de la meilleure photographie

1.

Lumière diffuse venant de la gauche, en latéral, avec un débouchage de la droite pour garder du niveau lumineux sur le visage de Catherine Mouchet. Le procédé du film (entièrement tourné en studio devant un fond gris/marron) met au premier plan le travail de la lumière qui devient le seul élément d’habillage des plans.

Philippe Rousselot

1.

2.

Lumière blanche en douche légèrement contre-jour pour bien dessiner les contours des bras et mains, ainsi que de l’horloge, et comme souvent chez Rousselot, débouchage très diffus en face pour ramener du niveau lumineux sans appuyer cette direction de lumière.

Philippe Rousselot

2.

3.

De nouveau une lumière latérale venant du bas à droite très diffuse qui sculpte les corps et donne un joli dégradé sur le fond, avec léger débouchage en face, très diffus. La lumière est dans l’ensemble assez simple mais justement très efficace, brute, sans excédent d’effets.

Philippe Rousselot

3.

4.

Lumière tout aussi délicate en gros plan avec un dispositif très proche, lumière diffuse venant de la droite mais cette fois du haut, mettant en valeur le visage de Catherine Mouchet. Le fond est assez clair (l’éclairage du fond varie d’ailleurs selon les plans et les scènes, clair, sombre, dégradé ou avec des petites touches de lumière selon ce qu’exprime la scène).

Philippe Rousselot

4.

5.

Lumière à teinte nettement plus froide ici (le fond est tire plus vers le gris à présent), avec deux dispositifs de lumière différents entre avant et arrière plan (séparés par le grillage) : éclairage latéral venant de la gauche à l’avant plan et un autre en symétrique, plus en contre-jour, de la droite. Les nonnes en arrière plan sont plutôt éclairées principalement de la droite, donc en opposition totale avec l’avant plan.

Philippe Rousselot

5.

6.

Double contre-jour diffus, le principal à gauche pour l’arrête du visage et un second pour donner une brillance sur la coiffe. Et débouchage en face pour bien distinguer les traits de la comédienne.

Philippe Rousselot

6.

7.

Lumière très diffuse en face pour Catherine Mouchet, mise en pleine lumière alors que la nonne à l’avant-plan est laissée dans l’ombre avec juste un léger contre-jour diffus pour détourer sa coiffe. Le fond est éclairé par taches, notamment une tache lumineuse permettant de silhouetter la nonne, alors que Mouchet se trouve sur une partie de mur plutôt unie.

La performance de la lumière de ce film vient du fait qu’il est très difficile d’éclairer une scène sans avoir de décor sur lequel s’appuyer, Rousselot doit recréer une ambiance à partir du vide, ce qui représente un sacré défi pour un chef opérateur. Il utilise donc toute la palette pour dynamiser, le contraste, les couleurs, le type de source, etc… mais joue également beaucoup sur son fond uni, tentant d’y imprimer du relief de différentes façons.

Philippe Rousselot

7.

8.

Double contre-jour en symétrique, et on voit très bien que celui de droite est plus fort que celui de gauche, pour éviter l’uniformité et créer du relief. Pas de débouchage en face pour accentuer le contraste, Rousselot éclaire ici une forme et non un visage, et décide donc de privilégier la mise en valeur du contour que de la texture.

Philippe Rousselot

8.

9.

Effet contre-jour puissant dans l’axe caméra (reflet blanc sur la table de devant et sur les commodes en fond, rai de lumière sur le lit, mais surtout utile pour éclairer les rideaux par derrière, comme un écran, et en faire ainsi un fond lumineux). Débouchage de face très diffus, venant du haut à gauche pour casser le contraste et ramener de la luminosité (notamment sur le lit de gauche et sur les deux personnages.

Philippe Rousselot

9.

10.

Source unique venant de la gauche et du haut, diffuse mais très focalisée sur le personnage, n’éclairant pas du tout alentour : le fond est ainsi totalement noir, sans aucun relief, le personnage habillé de blanc sort de l’ombre. On ne voit qu’elle à l’image, en plein centre du plan. Aucun contre-jour, lumière brute, simple, mais expressive.

Philippe Rousselot

10.

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