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Les Liaisons Dangereuses (Dangerous Liaisons)

Stephen Frears – 1988

1.

Rousselot utilise les entrées de lumières (fenêtres voilées) pour éclairer avec une direction principale, venant de l’extérieur, droite cadre. Lumière diffuse et donc très directionnelle (pas de débouchage venant de la gauche, le décor est laissé dans l’ombre pour mettre en avant le personnage et renforcer le contraste de l’image.

Philippe Rousselot

1.

Philippe Rousselot

2.

Utilisation de l’entrée de lumière par la fenêtre ici également, mais l’ensemble de la pièce est éclairé indépendamment, d’une lumière très diffuse venant du haut permettant une image assez lumineuse ne prenant absolument pas appui sur les bougies présentes en premier plan.

Philippe Rousselot

2.

3.

Image sous exposée avec un très fort contraste dû à la violente entrée de lumière par les ouvertures à droite, donnant des faisceau très restreints et complètement surexposés au sol. Lumière diffuse très légère dans l’axe caméra pour garder un minimum de détail sur les deux personnages dont les visages ne sont pas éclairés par l’effet. Le déplacement des deux actrices d’un rayon à l’autre créé un très fort dynamisme dans l’image.

Philippe Rousselot

3.

4.

Contre-jour diffus venant de droite cadre pour modeler les corps de Glenn Close et Uma Thurman, les détacher du fond, et débouchage diffus plus sombre à la face pour détailler les visages. Le fond est assez éclairé pour que l’on y voit le mouvement dans le flou (personnages à gauche, bougies à droite).

Philippe Rousselot

4.

5.

Éclairage très diffus et directionnel encore une fois, mettant vraiment bien en valeur les visages grâce au dégradé de lumière ainsi produit. Léger débouchage, lui aussi diffus venant de la gauche cadre pour casser légèrement le contraste et rendre visible la partie gauche du visage de Malkovich.

Philippe Rousselot

5.

6.

Lumière tamisée, diffuse dans l’ensemble, avec une direction principale venant de gauche cadre pour le personnage, reprenant ainsi l’effet des bougies, et une lumière très diffuse également venant du plafond pour le décor en fond et le débouchage sur l’avant plan. Rousselot évite les contrastes trop poussés, donne une ambiance lumineuse globale assez élevée sans trop marquer d’effet particulier, il enrobe ainsi tout l’espace.

Philippe Rousselot

6.

7.

Lumière principale venant de derrière la fenêtre à gauche, assez bleutée et plutôt ponctuelle pour donner un effet lumière du jour, ambiance froide. Débouchage en face, diffus, pour l’ensemble de la pièce et pour révéler le visage de Malkovich, et venant également de la gauche pour reprendre la direction principale. Second débouchage de la droite, moins fort, pour casser le contraste, relever le niveau lumineux.

Philippe Rousselot

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8.

Le décor en fond est éclairé de manière très étale, sans direction particulière, Malkovich étant quant à lui éclairé par la gauche cadre (moitié droite du visage dans l’ombre, contraste assez fort). Dominante jaune sur l’ensemble du plan pour reprendre la teinte des bougies qui animent l’arrière plan et créent le dynamisme.

Philippe Rousselot

8.

9.

Lumière diffuse très directionnelle (venant de gauche cadre) sans aucun débouchage, donnant des ombres denses mais un modelé doux sur le visage. Fond très sombre, la seule partie lumineuse du cadre reste le visage qui ressort ainsi très violemment de l’ombre.

Philippe Rousselot

9.

10.

Lumière très faciale et extrêmement diffuse, tout est focalisé ici sur le jeu de Glenn Close dans ce long plan de fin. Lumière douce pour atténuer les défauts de peau et souligner le modelé du visage. Fond neutre, ni trop clair ni trop sombre, ensemble volontairement neutre et sobre pour laisser tout l’espace à la comédienne.

Philippe Rousselot

10.

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