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Nous Ne Sommes Pas Des Anges (We’re no angels)

Neil Jordan – 1989

1.

James Russo et les deux gardiens sont éclairés de manière très diffuse mais sous plusieurs axes : contre-jour venant de la gauche pour l’arrête du visage, un autre venant de la droite, une lumière très diffuse, en contre également mais venant du haut en douche pour modeler les corps, donner ce dégradé de lumière sur les épaules, et enfin un projecteur diffus en face pour les visages. Présence de fumée éclairée par la droite en fond de plan pour « habiller » l’espace, dynamiser le plan.

Philippe Rousselot

1.

2.

Lumière principale diffuse venant de droite cadre pour Sean Penn et Robert De Niro, avec un léger débouchage venant de gauche légèrement en contre-jour (perceptible principalement sur la partie gauche du visage de De Niro, et un contre-jour en hauteur, pas trop fort, pour faire briller leurs cheveux. Le fond est éclairé de manière uniforme mais assez fort pour être très présent et fermer l’espace.

Philippe Rousselot

2.

3.

Plan filmé en longue focale depuis l’extérieur de la voiture (caméra sur voiture travelling) pour bien coller les différentes strates de l’image, rapprocher nos deux personnages de la conductrice pour légitimer le fait qu’ils puissent se parler et s’entendre, et également pour avoir les reflets sur le pare-brise avant. Lumière principale placée droite cadre, diffuse et de teinte assez neutre. Cadre dans le cadre pour séparer les deux espaces et enfermer nos protagonistes.

Philippe Rousselot

3.

4.

Les trois comédiens sont éclairés par la droite de façon diffuse, avec une direction très marquée (ombres denses sur leur face gauche) et sans contre-jour pour les détacher du fond. Seul un petit effet rayon de soleil met en avant la penderie et les vêtements gauche cadre.

Philippe Rousselot

4.

5.

Espace complexe avec plusieurs entrées de lumière, dont la porte et les fenêtres gauche cadre qui sont visibles dans le plan et que Rousselot va surexposer. La direction principale de lumière vient donc logiquement de là. Pour la pièce du fond Rousselot rajoute un débouchage venant de la droite pour adoucir le contraste, et pour De Niro caché dans la pièce en avant plan il joue l’entrée de lumière droite cadre avec une fenêtre hors champ, et donc une lumière assez forte venant de la droite en symétrie de la lumière principale de gauche. Les objets à l’avant plan sont éclairés en face par une source diffuse. La fumée à l’arrière plan aide au dynamisme de l’ensemble en accrochant la lumière principale.

Philippe Rousselot

5.

6.

Penn et De Niro sont éclairés principalement de la droite, latéralement et de manière diffuse, mais c’est principalement l’arrière plan flou qui attire l’œil, car plus lumineux (la vierge est éclairée du bas et avec plus de puissance que les acteurs), et les bougies à droite animent ce fond. Effet d’ailleurs repris en contre-jour sur la nuque et l’oreille de De Niro, venant du bas.

Philippe Rousselot

6.

7.

De nouveau Rousselot va éclairer le comédien sous un axe principal et de manière diffuse : projecteur droite cadre et très léger débouchage de la gauche pour adoucir le contraste sur le visage. Fenêtre surexposée en fond pour dynamiser, et on remarquera le joli dégradé de lumière sur le mur de droite mettant en valeur le contour de la silhouette de De Niro.

Philippe Rousselot

7.

8.

Comme la foule derrière elle, Demi Moore est éclairée dans l’axe caméra, de pleine face, avec une source extrêmement diffuse, de très grande surface (aucune ombre dessinée sur le visage). Rousselot utilise donc une source unique mais pouvant englober tout l’espace en donnant une lumière très douce avec très peu de contrastes.

Philippe Rousselot

8.

9.

De même ici sur un plan large, lumière très diffuse sans aucune ombre portée (ciel nuageux et/ou très grande surface éclairante en face), et utilisation d’une très longue focale pour coller les personnages et le décor, ne créé qu’une seule strate à l’image. Sean Penn et le prêtre sont partie intégrantes de l’église.

Philippe Rousselot

9.

10.

Opposition forte entre avant et arrière plan séparés par la rivière. De Niro, Demi Moore et la fillette sont éclairés en contre-jour, leur silhouette violemment découpée en reprenant l’effet rayon de soleil visible en fond, et avec un léger débouchage venant de gauche pour conserver du détail dans la texture des vêtements. L’arrière plan est quant à lui sous exposé et baigné dans la brume, voilé par la fumée et les rayons de lumière qui s’y accrochent, produisant comme un écran devant lequel sont placés les personnages.

Philippe Rousselot

10.

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