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Sherlock Holmes

Guy Ritchie – 2009

Philippe Rousselot

1.

Le personnage à la torche est placé dans la partie sombre du cadre pour que l’effet de la lampe soit le plus perceptible possible (le personnage est réellement éclairé par cette source, sans éclairage additionnel, ce que la sensibilité des pellicules actuelles permet amplement de faire). La partie basse du décor, le hall sous les escaliers, est éclairée du bas, projetant les ombres de la rampe sur le mur en haut à droite, créant une construction de cadre en diagonale, dynamique, expressionniste.

Philippe Rousselot

1.

2.

Lumière de face diffuse sur Jude Law et le décor environnant pour adoucir le contraste dans la pièce, voir le visage du comédien (on remarque d’ailleurs un reflet produit par cette source sur le dossier de chaise au premier plan à gauche). Effet soleil très fort avec extérieur totalement surexposé, « cramé », au-delà de la fenêtre, et entrée de lumière diffuse dont les rayons sont soulignés par la fumée dispersée dans le décor, procurant un fort contre-jour sur Jude Law et la commode en bois derrière lui.

Philippe Rousselot

2.

3.

Lumière venant de la droite en ¾ contre-jour, diffuse, sur Robert Downey Jr, sans débouchage (face gauche du visage complètement dans le noir), permettant également de créer un liseré sur les barreaux en avant-plan qui les rend plus présents. Arrière-plan laissé dans le flou éclairé par taches de lumière venant du haut, en particulier sur le bas des escaliers et dans la pièce tout au fond.

Philippe Rousselot

3.

4.

Lumière principale provenant directement depuis la fenêtre, de l’extérieur du décor et éclairant donc l’intérieur en latéral droit, avec un contraste fort dû à l’absence de débouchage de la droite (le mur droite cadre est par exemple d’un noir profond, sans qu’on y distingue de détail. Ces fenêtres permettent de créer de nombreux reflets dans les diverses fioles et autres récipients de gauche. Couleurs tirant vers le gris/marron et désaturées, donnant un aspect rocailleux, brut à l’image.

Philippe Rousselot

4.

5.

Éclairage principal venant de la gauche et du haut sur le visage de Downey Jr, repris sur la joue du policier qui bénéficie en plus d’un contre-jour à droite découpant l’arrête de son visage et reprenant la direction de la fenêtre de la carriole en fond. Contraste assez fort avec l’environnement sombre, mettant les visages en valeur.

Philippe Rousselot

5.

6.

Lumière latérale de droite et également du dessus avec un « point chaud » sur le crâne de Mark Strong, léger débouchage en contre-jour à gauche. Le personnage en feu à l’arrière plan est placé du côté sombre de Strong pour bien marquer la séparation entre eux, et ce sont les « spectateurs » de droite cadre qui sont éclairés. Le centre du plan est donc relégué dans le fond flou alors que l’attention est portée sur le visage du personnage au même instant, soulignant son machiavélisme (une moitié de visage dans l’ombre, et il tourne le dos à la scène).

Philippe Rousselot

6.

7.

Downey Jr est éclairé en latéral par la droite cadre, avec un très faible débouchage à gauche qui laisse néanmoins un contraste important sur l’acteur entre les deux moitiés de son visage, et en plongeant le bas de son corps dans l’ombre. Jeu d’ombres et de lumières sur le fond avec ces rais très marqués et définis, les ombres se dessinant avec une grande netteté, rajoutant du relief à ce mur déjà très chargé.

Philippe Rousselot

7.

8.

Plan tourné sur fond vert en studio, le ciel étant rajouté numériquement en post-production. Rousselot éclaire donc le décor en contre-jour pour respecter cette direction de lumière mais éclaire Downey Jr de manière diffuse et principalement de face pour que son visage soit très visible au spectateur, ainsi que quelques détails dans son costume. De même les éléments de décor qui créent un cadre dans le cadre à l’avant plan ne sont pas totalement noirs mais conservent des détails de textures grâce à un éclairage dans l’axe de la caméra.

Philippe Rousselot

8.

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